Photographe en coulisses face à une égérie assise sur les marches rouges, tournage photo et vidéo Impulse. pour L’Oréal à Cannes
Photographe en coulisses face à une égérie assise sur les marches rouges, tournage photo et vidéo Impulse. pour L’Oréal à Cannes

Un tournage, plusieurs formats

Film principal, formats verticaux, capsules et photos : comment prévoir toutes les déclinaisons dès la préparation pour tirer le meilleur d’un seul tournage.

Clément Servoz

Réalisateur et directeur créatif

Un tournage, plusieurs formats

Film principal, formats verticaux, capsules et photos : comment prévoir toutes les déclinaisons dès la préparation pour tirer le meilleur d’un seul tournage.

Clément Servoz

Réalisateur et directeur créatif

Les déclinaisons se décident avant le tournage : c’est là qu’un film devient une campagne.

Un seul tournage peut nourrir un film principal, des formats verticaux, des capsules courtes et des photos, à condition de les prévoir dès la préparation. Recadrer un film horizontal ne suffit pas à produire un bon format vertical, et une image extraite d’une vidéo ne remplace pas une vraie séance photo. Tout se joue dans le découpage, le planning et l’organisation du plateau.

Partir des usages

Avant de parler formats, nous listons les usages : page d’accueil, campagne payante, stories, publications, écrans en boutique, presse, outils commerciaux. Chaque usage a sa durée, son cadre, son rapport au son et sa manière de capter l’attention. Le film principal installe l’univers ; les déclinaisons le prolongent là où se trouve le public.

Écrire chaque format

Un format vertical n’est pas un film horizontal rogné. Il demande un cadre construit pour la hauteur, une action centrée, une accroche immédiate et une lecture possible sans le son. Une capsule n’est pas non plus un extrait : elle porte une idée unique, un usage, un geste, un détail. Nous écrivons ces formats en même temps que le film principal, dans le même découpage, pour que chaque plan sache à quoi il sert.

Organiser le plateau

Sur le tournage, plusieurs approches coexistent : tourner certaines scènes deux fois avec des cadres différents, capter avec assez de définition pour garder une marge de recadrage, dédier une caméra au vertical, ou intégrer un photographe qui travaille en parallèle de la vidéo. Le choix dépend du rythme du tournage et du nombre de déclinaisons. L’essentiel est que chaque format ait sa place dans le planning, au lieu d’être capté au hasard entre deux prises.

Bleu de Voyage : un écosystème

Pour le lancement de Bleu de Voyage, un accessoire de voyage hybride, nous avons conçu un univers inspiré des codes du lifestyle et de la sitcom : plusieurs scènes du quotidien où chaque personnage révèle une manière d’utiliser le produit. Autour du film de lancement, nous avons construit des contenus prêts pour chaque canal : formats publicitaires, capsules verticales, tutoriels produit, jusqu’à l’identité sonore du zip.

Le film est aujourd’hui en page d’accueil du site de la marque, et les coulisses du tournage ont dépassé 95 000 vues sur TikTok. Quand les tutoriels et les capsules naissent dans le même univers que le film, chaque format renforce les autres au lieu de les diluer.

L’Oréal à Cannes : le flux

Pour L’Oréal Paris et L’Oréal Middle East pendant le Festival de Cannes, l’enjeu était différent : alimenter les réseaux pendant l’événement, pas après. Nous avons construit un écosystème sur trois registres complémentaires, l’intimité des interviews backstage, la proximité des plans lifestyle à l’hôtel et l’iconique des images stylisées sur la Croisette, avec une même direction.

Résultat : 12 contenus et des premières livraisons à J+1. Ce rythme n’est possible que si les formats, les sujets et le circuit de montage sont décidés avant le premier jour de tournage.

Penser la photo dès le départ

Photos de campagne, portraits, images pour la presse ou l’e-commerce : la photo partage la direction artistique du film, mais pas toujours son rythme. Une séance demande ses propres temps, sa lumière et parfois ses propres tenues. Nous l’intégrons au planning comme une discipline à part entière, avec un photographe dédié lorsque le projet le justifie.

La liste des livrables

Avant le tournage, nous établissons avec vous une liste précise. Elle guide ensuite le découpage, le planning et la post-production, et évite les déclinaisons improvisées après coup, qui coûtent du temps et affaiblissent la cohérence. Pour chaque format, elle précise :

  • L’usage et le canal de diffusion.

  • La durée et le ratio d’image.

  • Les langues, les sous-titres et les zones de texte.

  • Les mentions et éléments de marque à intégrer.

  • La date de livraison et le circuit de validation.

Questions fréquentes

Peut-on tirer des formats verticaux d’un film déjà tourné ?

Parfois, par recadrage, si le cadre d’origine le permet. Le résultat reste moins fort qu’un format pensé pour la hauteur dès le tournage.

Faut-il un photographe en plus de l’équipe vidéo ?

Lorsque les photos ont un usage important, campagne, presse ou e-commerce, oui. Un photographe dédié travaille avec ses propres temps et sa propre lumière, sans ralentir le tournage du film.

Combien de déclinaisons prévoir ?

Autant que d’usages réels, pas davantage. Nous partons des canaux et des moments de diffusion pour établir la liste avec vous.

Pensons vos formats

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